Eric Longsworth, Américain maintenant installé en France, ce compositeur et violoncelliste, est un de ces artistes "inclassables", aux confluents de plusieurs styles. Jouant du violoncelle comme si parfois il s'agissait d'une guitare, d'une basse ou, encore, d'un instrument de percussion, Eric Longsworth, a choisi la liberté en troquant son violoncelle classique pour l'électrique.
Sur les cordes frottées, pincées, frappées, Eric Longsworth laisse une empreinte extrêmement personnelle, il crée un univers musical singulier qui marie le jazz et divers courants des musiques actuelles avec une grande sensibilité. Chargée d'émotivité et d'images, sa musique «raconte» une multitude d'histoires qui parviennent à toucher les publics les plus divers, du spécialiste à l'amateur.
Artiste "polymorphe", peintre, écrivaine, auteure-compositrice, sculptrice, blogueuse... toujours ancrée dans le contemporain
Diplômée de Penninghen en 96 avec mention, Emeraude Nicolas est aujourd'hui directrice artistique image.
Elle a su créer un univers bien à elle dans lequel elle mêle typographie, poésie, graphisme, sons et textures... Sensible aux tendances, aux images, aux détails, aux matières, aux lumières, elle détourne ses inspirations pour nous donner envie! Et c'est auprès de Lancôme, Issey Miyake Parfum, Dior Joaillerie, Narciso Rodriguez Parfums et Yves St Laurent qu'elle aiguise son expertise et sa connaissance du milieu du luxe et de la beauté.
Né en 1935 en Hongrie, le sculpteur et graveur Stéphane Kilar arrive en 1956 à Paris, où il poursuit ses études à l'Ecole des Beaux-Arts. Dès 1961 il obtient le Prix de la Biennale de Paris. Depuis, outre Paris, ses œuvres sont exposées et collectionnées à New York, Madrid, Londres, Athènes et Budapest. Ses sculptures monumentales ont fait l'objet de commandes publiques: L'aventure cosmique au Ministère de l'Air à Paris, L'équilibre au CES de Cuisery (Saône-et-Loire), la Tête cosmique au CES de Dunkerque.
Il a réalisé le Portrait d'Imre Nagy, à l'occasion du 30e anniversaire de la révolution de 1956. Cette sculpture se trouve aujourd'hui à Balatonőszöd, en Hongrie.
L’œuvre de Danielle Humbey-Barrière se situe à la limite du figuratif et du non figuratif, je ne parle pas sciemment d’art abstrait car l’abstraction, dans son essence, n’est pas de l’ordre de l’art, mais de la pensée. Or les compositions de cette artiste ne sont qu’illusions furtives aux objets, aux personnages et aux lieux, comme dans ses rêves qui triturent les souvenirs, les font surgir et s’évanouir dans les apparences de ses gris, de ses noirs, comme des effets de flash. Des bouts d’étoffe, de vieux papiers s’y trouvent incorporés sous la matière à la fois douce et glissante aussi bien qu’opaque, du pastel qui revêt des cartons dont elle fait usage. Collages donc, mais sans cette rudesse avouée, promue que l’on trouve, par exemple, chez Kurt Schwitters et ses semblables, et dans une vision d’ensemble bien fondue « Aller vers le secret des choses sans les dévoiler » dit-elle.
Engagée dans une recherche que je définis «d’anthropographie» des corps, je porte un intérêt tout particulier pour les questions touchant à l’identité et à l’uniformisation de la pensée. Je suis fascinée par notre relation physique à l’espace. En coudre et découdre les normes, les standards, en dégager une présence singulière ou s’ancre l’identité pour devenir portrait. Gestes et postures font événements et langage. Si l’anthropologie sociale s’intéresse entre autre à l’étude de la parenté, de la politique et de l’organisation sociale des individus, mes recherches s’emparent de contextes politiques ou intimes pour interroger la présence plastique d’un sujet soumis à un certain enrégimentement de la sensibilité.
D'origine bruxelloise, Anany a posé son chevalet dans un atelier ardéchois. Là, elle a trouvé un lieu magique pour laisser libre court à son inspiration.
Passionnée, authentique, entière, Anany est une artiste sans tabou. Elle s'autorise au contraire à explorer la peinture dans toutes ses dimensions. Selon l'émotion du moment ses couleurs seront vives et chatoyantes ou pastels et reposantes. Comme ses émois, ses tableaux peuvent atteindre le gigantisme ou se poser sur une table.
Chaque tableau d'Isabel Bertelot suggère un imaginaire dont il est le gardien. C'est une porte magique qui montre et occulte à la fois, un miroir à traverser, une frontière entre deux mondes.
Dans ses œuvres, la notion de frontière se retrouve dans son utilisation des formes et des matériaux, qui mêle le familier et l'étrange : d'un côté les pigments déploient la couleur pure et atemporelle, tandis que, de l'autre, des inclusions de papier peint ou de pages de manuels renvoient au quotidien, à l'usure, au temps. Les touches de dessin figuratif sont reconnaissables mais lointaines, comme vues à travers un brouillard épais ou au fond de l'eau : elles sont symboles avant tout. La couleur, en revanche, est sensation.
Né à Ouahabou au Burkina Faso, dans une famille d’agriculteurs, Noufou, dès son plus jeune âge, est fasciné par la musique des forges. Il fréquente très tôt les ateliers des bronziers de Ouagadougou. Durant une formation artistique de quatre années (peinture, bogolan, papier mâché) auprès de Papa KOUYATE, artiste plasticien burkinabè, il participe à la réalisation de décors et d’accessoires pour le théâtre et le cinéma burkinabè. En parallèle de cette formation pluridisciplinaire, il poursuit son apprentissage de sculpteur-bronzier. En 2000, il s’installe dans un atelier collectif de bronziers à Bobo-Dioulasso et depuis cette date, il se consacre essentiellement à cette technique. Il partage son temps entre le Burkina Faso et la France depuis 2006.
Hervé Half est un artiste peintre français qui « compose ses toiles comme une partition musicale » se laissant « guider par son inspiration du moment. Mélangeant couleur et matières, il trace de larges courbes qui structurent l'espace de ses créations » .
Il s'appelle "Cozette vide sa plume", c'est ma cafèt', mon bistro d'en bas, mon stand de vide-boîte crânienne. Parfait pour que mes images trouvent leurs mots, et mes textes leur visuel. Idéal pour y égrener mes propos de zébi, mes réponses à poser, mes questions à donner, mes langues au chat, mes bouche - à - oreille, mes zamois comte 2 mots, mes propotins. Super pour y cracher mes de qui smokton et mes sarkoztoujourtuminteresse. Y faire circuler mes j'ailules et y déverser mon sac à ragots, mes rumeurs bénignes et autres gossips. Mes cozeries, quoi. Bref, c'est un blog.
Gilles Hirzel a commencé à s'intéresser aux signes graphiques de notre environnement quotidien (barrières, arbres, lignes électriques…) à travers la photographie, qu'il a utilisée comme moyen d'appréhender des lumières et des matières.
Puis il élabore son propre alphabet en usant de très nombreuses techniques : peinture à l'huile, acrylique, pastel gras, fusain, mais aussi goudron, bois brûlé ou non, papier, fibres végétales, métaux bruts ou travaillés… et cherche sans cesse à explorer des pistes nouvelles, à travers toutes sortes d'écritures.
Actuellement, ses sculptures se laissent capturer par des plantes qui, peu à peu, en grandissant, transforment l'œuvre et ajoutent leur destin propre à la confrontation de l'inerte et du vivant.
Depuis 1992, année de sa première exposition dans le cadre des Hivernales d'Avignon, Christel Valentin cherche à formuler par la peinture ces interrogations qui nous touchent depuis toujours : qui sommes-nous aujourd'hui ? Qu'est ce qui nous caractérise comme individu unique dans un univers qui nous pousse simultanément, et très paradoxalement, à l'individualisme et à la normalisation, qu'elle soit physique ou liée à nos comportements sociaux.
Convaincue que nous portons les stigmates de notre existence dans notre chair, notre regard, notre attitude ou même dans notre propre mise en scène, Christel Valentin explore ce que la peinture peut révéler de ces interrogations.
"Ah ! Les Jeanne ! Ça commence en 76 aux Blancs Manteaux." Nouveau spectacle à Avignon 2011 au théâtre des Amants. Avec Eliane Boéri, Annie Stone. Ecrit par Dominique Cozette
A jamais perdue pour finalement me trouver, dans les sentiers battus de l'insouciance presque oubliée, au détour des tes boucles blondes, odeur de pain d'épices et de lavande, je la retrouve, douce réminiscence du temps passé, ma tendre enfance !
Ma peinture est un champ calme de résonances, un univers ouaté, évanescent, nuancé de transparences écorchées par l'apparition de formes organiques, vivantes. Ma quête de l'enfance et de sa poésie me porte vers des chemins plus ou moins abstraits où l'imaginaire et le réel s'entrecroisent.